Horte Gahnrinbrigand(? - ?) |
![]() |
Ce fut dans l’année 3127 que des rumeurs commencèrent à se propager à propos d’un bandit nommé Horte Gahnrin. Ce nom allait en peu de temps acquérir une sinistre réputation et se répandre comme un poison dans les veines de l’Orbiviate.
De tout temps, il y eut des brigands parcourant les routes : des groupes de parias rejetés par les villes pour former ensuite des petites communautés clandestines. À la différence des pirates qui trouvent en général refuge dans des îles ou des criques inhabitées, les bandits de grand chemin établissent leur repaire dans des bâtiments d’apparence anodine, en plein cœur de la civilisation. Ceux qui ne changent pas régulièrement de cachette sont vite débusqués par la Légion ou par un Formateur. Ils n’ont donc pas d’autre choix que de se déplacer en permanence. Mais Gahnrin est différent.
Au cours des dix-neuf années qui se sont écoulées depuis qu’il s’est fait connaître, nul n’a jamais pu découvrir un quelconque endroit qui lui aurait servi de retraite. Lorsque l’on capture certains de ses hommes, même les plus puissants moraj de Tarnek ne peuvent leur arracher l’emplacement de la forteresse de Gahnrin. La vérité c’est qu’ils l’ignorent tous, tout comme ils ignorent l’apparence de leur maître et le but final qu’il poursuit.
Chaque tentative de la Légion pour l’arrêter s’est soldée par un échec cuisant et le fait que ce brigand soit encore libre après tant d’années est désormais une insulte à la face du Septemvirat. Le nombre de malandrins se réclamant de Gahnrin grandit de jour en jour, si bien que son influence se fait sentir dans chaque région du monde.
Durant une quinzaine d’années, Gahnrin s’est contenté d’agir comme un brigand ordinaire, rançonnant les pèlerins et les marchands ou bien pillant des villages isolés avant de disparaître aussitôt. Toutefois ces derniers temps, ses hommes se sont mis en quête d’une nouvelle forme de richesse. Plusieurs reliques de grande valeur ont disparu des temples ou des sanctuaires qui les abritaient : la robe héléquienne, le bourdon de Sarief, la corne de Lorch…
Chacun de ces objets mythiques est chargé d’un pouvoir qui lui est propre. Ce que Gahnrin en fera à l’issue de sa collecte, seul le temps nous l’apprendra…