Perval Tarosartisan(Rhiden 3126 - ?) |
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Né à Rhiden, hameau situé dans la zone de stabilité de Himac, la plus haute ville de la cordillère des Quatre Cités, Perval est le dernier né d’une famille d’éleveurs. Très tôt il se découvre des dons pour les différentes formes d’art, qu’il cultive avec succès. Malgré son jeune âge, Perval est un puits de connaissance : il assimile avec une facilité étonnante les sujets qui l’intéressent. Il est notamment extrêmement doué pour la botanique et la zoologie.
Sa jeunesse – des plus heureuses au demeurant – est assombrie par le drame d’Edmac, petite bourgade proche de Himac, qui est soudain déstabilisée, emportant dans sa chute nombre de camarades de jeux de Perval.
L’année de ses quatorze ans, le retour de Seev Rubæ à Rhiden bouleverse sa vie. Il s’éprend d’elle et, pour la première fois de son existence, ne parvient pas à lui dire un mot. À sa grande consternation, chaque tentative pour parler à la jeune fille se solde par un cuisant échec. Son cœur devient incontrôlable, il balbutie et finit par commettre une maladresse qui le plonge dans l’embarras. Dépité, il croit toute chance perdue et abandonne l’idée de la séduire.
Pourtant voyant son camarade Hirol se rapprocher peu à peu de la jeune fille, Perval comprend qu’il lui faut agir. Il confectionne une bague de toute beauté, usant de tout son art, et compose un poème afin de palier à son incapacité à s’exprimer de vive voix. Il compte offrir à Seev les deux présents pour son seizième anniversaire. Mais lors de la fête organisée pour célébrer l’événement, Hirol parvient à séduire la jeune fille et Perval brûle le poème. Il passe une nuit blanche à se tourmenter, puis finit par rassembler les cendres dans une boite et y glisse finalement la bague, et part déposer le tout devant la maison de Seev.
À dix-sept ans il commence une formation de Clerc de Tarnek pour devenir magistrat. Il cesse tout au bout de deux ans et s’installe dans son village en tant qu’artisan, travaillant toute sorte de matériaux, mais ayant une affinité particulière pour le bois. Il garde néanmoins de sa courte formation religieuse une certaine affection pour le Clairvoyant. Sa vie reprend alors un cours tranquille, partagée entre sa famille, des amis, Hirol et Seev, pour laquelle il a une affection toute particulière.
Alors que Seev et Hirol préparent leur mariage prochain et que le départ de son second pèlerinage approche, Perval décide, pour se changer les idées, de se lancer dans la confection d’une grande fresque sur la place de Himac. Contraint par le temps et par le matériel, il parvient à produire une œuvre d’une telle perfection qu’il abasourdit une population pourtant habituée à son talent. Pavanant comme un coq, il décide qu’il peut alors partir la tête haute.
Au cours des premières semaines de son voyage néanmoins, il rêve d’un arbre de feu qu’il aperçoit le jour suivant sur les Terres Éphémères jouxtant la route. Contre toute prudence, il se lance sur le domaine des dieux pour poser la main sur cet arbre mystérieux. Mal lui en prend, car le sol se change sous ses pieds en un étang glacé dont le père Jequem parvient à le tirer de justesse.
Incapable de poursuivre son voyage, il doit prendre un repos forcé et repartir avec la délégation de Monhod vers l’Immuable. C’est à cette occasion qu’il fait la connaissance de Joris et Magla, deux cousines originaires du port d’opale. Très vite, Perval tombe amoureux de Joris, chez laquelle il devine un grand secret, et forme avec les filles un trio inséparable.
Alors qu’il visite la ville pilier de Rokernec, le groupe fait la connaissance de Darien Saphrone, un jeune mercenaire au service du marchand Taléron. À peine ont-ils le temps de se présenter que la ville se déstabilise et s’effondre, rongé par les Terres Éphémères. Perval et ses compagnons parviennent à s’enfuir de justesse, en suivant leur nouvelle connaissance.
Embarqués de force sur le domaine des dieux, ils doivent bientôt se rendre à l’évidence : Taléron et sa compagnie voyagent sur les Terres Éphémères depuis plusieurs jours, guidés par un authentique cartographe. Grâce à eux, ils parviennent à rejoindre sans encombre le monde stabilisé puis Monthygua.
Perval retrouve les membres de sa délégation, mais les rencontres et les événements des dernières semaines l’ont passablement ébranlé. Lorsque Joris lui apprend la véritable nature de son secret – elle est l’émissaire des dieux, maîtrisant tous les pouvoirs de Sept – et lui annonce qu’elle repart sur les Terres Éphémères afin d’y retrouver la véritable montagne immuable, il ne peut que la suivre, quitte à s’imposer devant un Vigilant.
Il rejoint ainsi l’équipe du père Calad et de Taléron, mais aussi Darien avec lequel il tisse de véritables liens d’amitié. Lors du voyage, alors que Joris et lui viennent de trouver une petite chimère prise au piège qu’ils décident de recueillir et de nommer Rodia, Perval déclare ses sentiments à la jeune fille. Celle-ci repousse ses avances, et si l’artisan prend plutôt mal la nouvelle au départ, il parvient rapidement à passer outre et leur amitié demeure intacte.
Alors qu’ils viennent de traverser une région couverte de lacs, Rodia, créature joueuse et d’une intelligence limitée, dévore la main droite de Perval. Darien l’abat aussitôt.
Joris reste au chevet de son ami, et lui confie sa larme de monhod, bien qu’il ne saisisse pas alors le sens de ce geste. Heureusement sa nature permet à Perval de survivre à sa blessure, et le voyage peut reprendre pour lui. Il constate bien vite néanmoins que sa main repousse lentement, et en attribue les mérites à Joris, sans pour autant l’en informer, préférant garder pour lui cette observation pour le moment.
Le groupe parvient bientôt devant une surprise inattendue : Leïnorankyrome, la cité de leurs origines surgit devant eux. Leur exploration émerveillée vire soudain au cauchemar lorsqu’une créature amphibienne les attaque et tue plusieurs d’entre eux avant de s’enfuir. Aux côtés de Darien, Perval traque la créature et ils finissent par trouver son repère. Là Darien la tue sans autre forme de procès et Perval coupe sa main pour ramener une preuve de son existence en Orbiviate.
De retour dans le monde stabilisé, il décide de suivre Joris à Monhod, et de tenter de percer les mystères qui l’entourent encore, ainsi que ceux des origines de la créature de Leïnorankyrome.