En Orbiviate les cérémonies religieuses se déroulent en quatre étapes distinctes.
Généralement ouverte par un cantique lors de l’entrée des fidèles, elle se termine par l’envol d’un épervier élémentaire manipulé par le prêtre. La nature de l’oiseau change selon le dieu auquel est consacrée la cérémonie. Statue de roche pour Barhab et de métal pour Qaôzer, il est façonné extemporanément avec de l’eau pour Nydali, du feu pour Sécadif, de l’air pour Bersk et de la lumière pour Tarnek. Enfin les prêtres de Yanothan utilisent un épervier vivant qu’ils guident selon leur volonté.
Les extraits sont choisis selon un calendrier établi par le Septemvirat chaque année. Le prêtre officiant peut ou non, choisir d’éclairer ou d’approfondir le passage par la lecture d’un autre livre sacré en Orbiviate. La lecture achevée, le prêtre commente le passage lu et le met en relation avec la vie quotidienne.
À la suite d’un rituel complexe au cours duquel sont prononcées des paroles secrètes connues seulement des membres du clergé, le prêtre entame la danse d’invocation. Différente pour chaque dieu, elle s’exécute à l’aide d’une canne dont la matière varie avec la divinité. À l’issu de la danse, le dieu apparait sous sa forme animale. Sa taille et son comportement varient à chaque cérémonie, mais il est couramment admis que la stature de l’animal divin est liée à la puissance du prêtre, la ferveur de l’assistance et l’importance du message éventuel qu’il a à transmettre.
Lors de cette ultime étape, le prêtre utilise les pouvoirs que les dieux lui ont accordés de façon à rappeler à chacun que les dieux veillent encore sur eux, même une fois sortis de leur demeure. Le déroulement de l’envoi diffère selon la puissance du prêtre, mais ont tous le point commun de tracer le symbole du dieu sous les yeux des fidèles. Pour cela sont disposés sur l’autel : des statues à l’image des animaux divins pour Barhab et Qaôzer, des vasques emplis d’eau, de feu, de plantes ou de pétales de safran pour Nydali, Sécadif, Yanothan et Bersk, des miroirs pour le culte de Tarnek. Il est à noter que certaines cérémonies utilisent parfois des statues de glace pour le culte de Nydali.
Le prêtre utilise les éléments présents pour tracer le symbole des dieux, soit en les aidant à «s’écouler» (en le faisant fondre si nécessaire), le long de rigoles creusées sur l’autel et sur le sol, soit en les faisant léviter devant l’assistance si sa puissance le lui permet. Les prêtres les plus puissants de Qaôzer et Barhab ne font parfois pas fondre leurs éléments mais les manipule en l’état, leur donnant la forme souhaitée par leur simple volonté.